L’autodiscipline I : Accepter ce qu’on ne peut changer

1 mars 2020 0 By Patricia Fiogbe
L’autodiscipline I : Accepter ce qu’on ne peut changer

Défini comme l’aptitude à respecter les règles au sein d’un groupe, la discipline est nécessaire à tout être vivant désireux de vivre en société. Nous grandissons en suivant une montagne de règles plus ou moins difficiles (ou faciles) à suivre que ce soit à la maison, à l’école, dans la rue, etc. Bref, tu l’auras compris, la discipline c’est le pilier même de la vie d’un être humain. En grandissant, nous avons de plus en plus de liberté et sommes de plus en plus amenés à suivre nos propres règles. C’est à partir de là que, généralement les choses partent en cacahuètes. Puisque plus personne ne nous « surveille », on se laisse aller à tous les loisirs et on remet sans cesse à demain les choses qui sont importantes pour notre épanouissement personnel et professionnel. C’est là qu’intervient la notion d’autodiscipline.

L’autodiscipline regroupe toutes les règles que nous appliquons à nous même. Ici, il n’y a aucune contrainte extérieure, aucune aide qui vient nous mettre sur les rails. On est pour ainsi dire livré à soi-même.

Avoir un manque de discipline peut avoir un impact aussi émotionnel que matériel. On se sent mal pour les gens qui comptent sur nous et ont une certaine estime à notre égard. Plus que de décevoir les personnes qu’on aime (ou pas), être déçu de soi-même induit une douleur persistante entraînant des conséquences bien plus insidieuses qu’il n’y parait. La dépression en est une. La perte de l’estime de soi, de la confiance en soi, de l’amour propre en sont d’autres. Au même titre, l’incapacité d’aller jusqu’au bout de ce qu’on entreprend, de ce dans quoi on s’investit, de ce qu’on aime. La tristesse et la colère tout simplement.

L’histoire de la race humaine est l’histoire d’hommes et de femmes qui s’autolimitent – Abraham Maslow.

Mais pas de panique. Il existe des méthodes pour développer son autodiscipline ainsi qu’une volonté de fer qui permet de s’investir à 200% dans tout ce qu’on entreprend.

Dans mon article sur les bonnes résolutions, j’expliquais que l’autodiscipline s’appuie sur cinq principaux pivots : L’acceptation, la volonté, le travail, l’application et la persévérance. Je détaillerai un peu plus ces cinq notions dans des articles différents. Ici, je parlerai de l’acceptation.

Si l’acceptation consiste à prendre conscience de sa situation actuelle, il n’est pas si facile de s’avouer à soi-même qu’on n’est pas sur la bonne route ou qu’on n’a pas la bonne méthode. Ici, le premier barrage sera la culpabilité. On se dit qu’on aurait pu faire mieux ou qu’on a perdu trop de temps, qu’il est trop tard, etc. Stop.

Il n’est jamais trop tard. Si Wang Deshun a pu devenir mannequin à 80 ans, tu peux accomplir ce que tu veux. Ne laisse surtout pas la culpabilité devenir une excuse à la procrastination, un frein à ton évolution. Accepter la situation telle qu’elle est, permet de lâcher prise, de repartir à zéro et surtout d’arrêter de souffrir. Répéte à haute voix pour toi-même: <<oui je reconnais que je me suis trompé (e) de méthode, je n’ai pas pris la bonne décision. Maintenant, je laisse aller le passé et je me concentre sur le présent afin d’atteindre mes objectifs futurs. >>

Personne n’est trop vieux pour se fixer un nouvel objectif ou réaliser de nouveaux rêves. – Les Brown

Autodiscipline never give up

Une fois la culpabilité vaincue, ce qui ne sera pas l’œuvre d’un jour, il faudra faire face à l’autoflagellation. Arrête de mettre constamment du sable dans ton thé. Traite-toi comme tu aimerais que quelqu’un d’autre te traite. Sois indulgent et tolérant envers toi-même. Ce n’est pas en t’aboyant dessus que ta charrette avancera. Calme-toi, offre-toi une carotte (ou du sucre), souris-toi à toi-même et encourage-toi. Tu avanceras beaucoup mieux, lentement mais surement.

La culpabilité et l’autoflagellation dépassées, tu devras toutefois faire face aux pires démons tapis à l’intérieur de toi. Je te présente le stress et l’anxiété. L’anxiété et sa cousine la peur sont les pires ennemies du succès. L’anxiété et le stress découlent tous d’une peur du futur, de ce qui pourrait arriver. Prendre de l’avance sur les choses permet de réduire grandement le stress. Il faut apprendre à prendre son temps pour accomplir différentes tâches. Il faut également éviter plus que possible d’accepter plus de tâches que votre capacité ne l’autorise.

Ce qui t’inquiète, te maîtrise – John Locke

Pour finir, il faut croire en toi. Si tu ne crois pas en toi, qui le fera? Tu te dis peut-être que tu n’es rien, tu n’as aucune capacité. Et pourtant tu es bourré de talents. Mais à force de te comparer aux autres, tu ne vois pas les immenses capacités dont la vie t’a dotées. Crois en toi et tu verras le changement opéré dans ta vie. Tu en seras étonné (e).

La seule personne qui vous empêche d’avoir du succès, c’est vous-même. Quand c’est à votre tour de rayonner, soyez brillant –Wang Deshun

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